Les logiciels libres comme une alternative pour les organisations

Description

Définition :

Un logiciel libre est un logiciel dont l’utilisation, l’étude, la modification et la duplication en vue de sa diffusion sont permises, techniquement et légalement, afin de garantir certaines libertés induites, dont le contrôle du programme par l’utilisateur, et la possibilité de partage entre individus.¹

Les logiciels libres sont de plus en plus importants pour les organisations. Ils peuvent avoir plusieurs avantages dont :

  • Une diminution des coûts pour l’acquisition des logiciels;
  • Des possibilités de personnaliser le logiciel pour les besoins de l’organisation (les codes sources sont ouverts).

Un autre point intéressant est que plusieurs gouvernements, dont celui du Québec, considèrent les logiciels libres comme une alternative intéressante et les utilisent de plus en plus.

Venez partager avec nous votre opinion sur ce sujet!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

____________

¹ Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre

De nos jours, avec toute la nouvelle technologie dont nous disposons, les entreprises sont en mesure de trouver des méthodes de travail et d’utiliser des programmes qui sont de plus en plus efficace. Comme dernier billet, nous avons donc décidé de vous parler de quelques logiciels libres qui sont utilisés dans les domaines principaux des membres de notre équipe : la comptabilité et l’informatique.

Pour commencer en comptabilité, si auparavant tout se faisait à la main, on peut voir qu’il existe à présent plusieurs logiciels informatiques. Un des logiciels libres qui est utilisé au niveau de la comptabilité au Québec est SQL-Ledger. D’une part, les données comptables sont emmagasinées sur un serveur SQL et d’autre part, un navigateur web sert d’interface utilisateur. Dans ce logiciel, on retrouve le langage Perl et c’est ce module qui traite les bases données de l’entreprise. Pour ce qui est du stockage des données en tant que tel, il se fait avec PostgreSQL Oracle ainsi que DB2. [1]

On retrouve quelques autres logiciels  de comptabilité en partie double, c’est-à-dire, lorsque l’enregistrement d’une écriture touche un compte de débit et de crédit. Parmi ceux-ci, se retouve GnuCash qui convient autant aux entreprises qu’aux divers ménages. [2] Même s’il a été développé sous Linux, on peut tout de même l’utiliser aujourd’hui sous le système d’exploitation de Windows.  Par contre, il exige une très bonne connaissance de la comptabilité pour être exploité à son maximum.

Ensuite, si le chien peut être le meilleur ami de l’homme,  après le poste de travail, le logiciel libre peut lui aussi se vanter d’être un des meilleurs amis du programmeur informatique. Sans ce type de logiciel, la programmation serait dispendieuse pour les entreprises.  Le programmeur utilise plusieurs logiciels de développement tel que les éditeurs de script de programmation, les éditeurs de page web et les serveurs.  Selon des statistiques faites par Netcraft, le serveur Internet Apache, qui est un logiciel libre, possède plus de 60% des parts de marché. [3]  Il y a plusieurs communautés Apache sur le web tout comme pour Linux et les autres systèmes d’exploitation libres.  Dans le site web Framasoft, on peut trouver une banque de plus de mille cinq cent logiciels libres dont plusieurs utiles au développement informatique. [4]  Eclipse en est un exemple pour composer et compiler des scripts en plusieurs langages de programmation tel que le C++, Java et Python.  Ce type de logiciel est l’outil de base du programmeur.  Eclipse est un des premiers logiciels appris dans les cours d’introduction à la programmation à l’Université Laval.

Outre le faible coût, un autre avantage est le fait que le logiciel est « open source ».  Il est donc facilement modifiable pour s’adapter aux besoins particuliers de chaque entreprise.  Prenons l’exemple d’un PGI (Progiciel de gestion intégré) tel que OpenERP, le manager du SI de l’entreprise peut demander à l’informaticien d’y faire des modifications et ce dernier n’aura pas trop de difficulté à les exécuter puisqu’il pourra analyser la construction du logiciel sans problème grâce aux codes sources.  De plus, il est plus facile de découvrir des failles du logiciel au niveau de l’utilisation ainsi que de la sécurité.

Pour conclure, même si nous ne le remarquons peut-être pas, les logiciels libres font de plus en plus partie de notre quotidien et nous serons évidemment amenés à les utiliser plus souvent dans notre cheminement professionnel. Nous espérons donc que notre contribution à ce blogue vous a permis de découvrir ce type de logiciel et l’utilisation qu’on peut en faire dans l’avantage des différentes organisations. Nous vous laissons avec cette vidéo très intéressante qui présente les réflexions de quelques professionnels et cadres d’entreprises sur ce que serait leur vie sans logiciel libre. Et vous, que serait la vôtre sans l’open source?

Équipe 34

______________________

[1] http://www.apell-quebec.ca/technologie/sql-ledger

[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/GnuCash

[3] http://www.logiciellibre.net/download/nd-ossfs-4-v0.9.pdf

[4] Framasoft.com

L’interopérabilité est un des arguments les plus importants en faveur des logiciels libres dans les organisations. Mais quand est-il vraiment? 

Tout d’abord, « l’interopérabilité est la capacité que possède un produit ou un système, dont les interfaces sont intégralement connues, à fonctionner avec d’autres produits ou systèmes existants ou futurs et ce sans restriction d’accès ou de mise en œuvre »[1].

Avec la suite Office de Microsoft, par exemple, depuis la suite 2007, les documents de traitement de texte sont sauvegardés en format .docx contrairement à .doc pour les versions antérieures. Les utilisateurs doivent acheter Office 2007 ou 2010 pour pouvoir lire le document .docx sans perte d’information. Un autre coup de marketing de Microsoft? Surement!  On peut facilement comprendre l’impact néfaste de cette situation pour les organisations : il entraîne un problème de communication entre les usagers utilisant des versions différentes et s’en suit des mises à jour importantes jusqu’à changer les suites Office désuètes, ce qui  entraine des frais considérables puisqu’il s’agit de logiciels propriétaires.

De plus, on voit l’importance de ce concept dans le monde d’aujourd’hui pour les entreprises en regardant simplement les sites Internet des organisations qui utilisent ou créent les TI. Par exemple, le gouvernement du Québec déploie beaucoup d’efforts pour s’assurer de l’interopérabilité des données et des systèmes qu’il gère.  Dans le public, Microsoft a décidé d’en faire référence sur son site et à même « choisi de faire de l’interopérabilité une stratégie d’entreprise en février 2008 »[2].

Il est important, cependant, de mentionner que l’interopérabilité n’est pas réservé uniquement aux logiciels libres. En effet, Adobe a créé le format PDF pour son logiciel propriétaire Adobe Reader et parce que ce format est ouvert, les autres logiciels peuvent y accéder sans problème ce qui permet une interopérabilité. On peut aussi voir les différents PGI comme un moyen de rendre les données interopérables à l’intérieur de l’entreprise.

Pour finir, afin de s’assurer d’une interopérabilité efficace, il est important d’encourager l’utilisation de normes et de standards ouverts pour que les logiciels soient connus de tous et qu’ainsi, les autres équipements ou logiciels puissent l’utiliser. Il en revient à ceux en charge des SI/Ti dans les organisations de s’assurer que leurs choix logiciels répondent à ses caractéristiques. En êtes-vous convaincu à présent? En tant que futurs gestionnaires, quel type de logiciels choisisseriez-vous dans votre organisation et pour quelles raisons?

Équipe 34

______________

La loi du silence

Pour ce premier billet,  notre intention était de vous dresser le portrait actuel du marché des logiciels libres. Cependant, les statiques récentes et représentatives concernant l’utilisation de ces logiciels s’avèrent singulièrement difficiles à recueillir.

L’une des raisons vient de la nature même de l’objet en question. Par exemple, pour Linux, système d’exploitation servant d’alternative libre aux systèmes propriétaires tels que Microsoft Windows et Mac OS X, «les statistiques d’utilisateurs (…) sont toujours difficiles à obtenir. Linux étant librement téléchargeable et copiable, on ne peut pas savoir si un téléchargement sert à installer 1 poste de travail ou un parc de 100 serveurs.» [1]

Une deuxième raison vient du fait que plusieurs organisations sont réticentes à rendre publique leurs projets de migration vers les logiciels «open source» parce qu’il est plus payant pour eux de se taire. Certaines entreprises invoquent le «secret stratégique» qui consiste à tirer dans l’ombre profit de l’utilisation des logiciels libres pour s’assurer un avantage concurrentiel. De plus, «lorsqu’un fournisseur comme Microsoft perd un marché, c’est toute une machine commerciale qui entre en marche. Si l’on décide d’opter pour l’open source et d’en parler, il faut s’attendre à recevoir la visite de cadres commerciaux de Microsoft insistants voire envahissants. La perte de temps engendrée par cette stratégie offensive à tous les niveaux de Microsoft encourage les entreprises à faire profil bas.» [2] Par leur mutisme, elles tentent alors de s’éviter la mauvaise publicité et de maintenir de bonnes relations avec les systèmes propriétaires qu’elles utilisent encore.

Toutefois, malgré ces obstacles, il est possible grâce d’autres sources d’informations et de statistiques de confirmer une forte croissance quant à l’utilisation des logiciels libres par les particuliers et les entreprises.

Les navigateurs, communément appelés « browsers », étant les logiciels le plus utilisé pour accéder à  l’Internet, nous avons ressorti et comparé quelques données sur les préférences de leurs consommateurs. En remontant à l’année 2003, Internet Explorer de Microsoft 6.0 était installé sur 84,6% des ordinateurs, 4% utilisaient Netscape de AOL (navigateur très ordinaire qui a disparu en 2008) et un autre 4% Mozilla (ancêtre de Mozilla Firefox). A présent, en 2011, Google Chrome et Firefox, deux logiciels de type «open source» ont détrôné celui de navigation conçu par Microsoft. Au mois de septembre, seulement 22,9% utilisent une version d’Internet Explorer, 39,7% préfèrent Mozilla Firefox, 30,5% Google Chrome (nouveau venu depuis 2008) et les 6,9% restants représentent les navigateurs de Mac et autres dont Safari et Opera.  Ce changement de positionnement dans les classements démontre une popularité grandissante des logiciels libres auprès de cette catégorie d’utilisateurs. [3]

L’industrie des téléphones intelligents constitue un autre exemple qui permet de représenter ce phénomène. Parmi les trois grands joueurs, Android est le seul de type «open source» (apparenté aux logiciels libres).  Sa croissance dès son entrée sur le marché n’a cessé d’augmenter et, depuis janvier 2011, il est le plus utilisé aux États-Unis. Le graphique, ci-dessous, nous illustre bien le développement de la part de marché d’Android et nous ne serions pas surpris que celle du logiciel libre en général suive le même genre de tangente pour sa croissance dans les organisations. [4]

Pour conclure, malgré le silence qui entoure cette question et conscient d’avoir touché ici seulement la pointe de l’iceberg en information sur le logiciel libre, nous nous permettons déjà d’affirmer que le logiciel libre est une tendance lourde et que nous serons appelés à l’utiliser beaucoup plus dans les prochaines années, considérant entres autres:

  • La forte croissance mondiale des logiciels libres et;
  • L’adoption au Québec, en juin dernier du projet de loi 133 venant obliger les organisations publiques.

Pour notre part, nos recherches sur le sujet de l’open source nous ont soulevé beaucoup de questionnement et d’intérêt.  Espérant qu’il en a été de même pour vous et nous vous invitons à nous suivre dans notre prochain billet qui s’annonce des plus captivant.

Équipe 34

Ce diaporama nécessite JavaScript.

____________

[1] Statistiques mondiales sur Linux : http://www.thalix.com/blog/statistiques-mondiales-surlinux
[2] Presse Migrations vers l’open source: pourquoi se taire ? : http://linuxfr.org/news/migrations-vers-lopen-source-pourquoi-se-taire
[3] Browser Internet : http://www.w3schools.com/browsers/browsers_stats.asp
[4] Évolution des parts de marché smartphone 2009 à juillet 2011 (COMSCORE USA) : http://www.eco-conscient.com/art-969-part-de-marche-android-depasse-apple-sur-le-segment-des-smartphones-android-apple-ios-rim-blackberry-aux-usa.html

Nuage de Tags